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Et voilà

Une page importante de l'histoire de notre Altiport va se tourner ce printemps, puisque la plate-forme va faire l'objet de gros travaux.
Rallongement de la piste de 130 mètres, regoudronnage complet, démolition des installations existantes, construction d'un hangar avec club-house et salle de réunion.
Avec pour objectif d'accueillir le 13 juillet prochain un sprint final de la 13ème étape du Tour de France cycliste, sur la piste même.

L'Altiport sera entièrement fermé pendant six semaines, du 3 avril au 19 mai 2017, lors de la première phase des travaux.
Ce lundi 27 mars, les bénévoles se sont retrouvés sur l'Altiport, afin de déménager toutes les affaires du club, qui seront bien à l'abri dans un garage prêté par la Station, durant tout ce chambardement.
Nous avons vidé entièrement les locaux, avec un brin de nostalgie évidemment, car même modestes et disgracieux, c'étaient les locaux qui avaient vu naître le Peyragudes Air Club, avec toutes les joies et les galères que cela a comporté.

L'été prochain, nous aurons un superbe Altiport, où nous pourrons bien plus facilement accueillir les avions visiteurs.
Pour l'instant, place aux pelleteuses et aux machines à goudronner. Surveillons bien les Notams.
Dimanche 2 avril au soir , Michel démontera les deux manches à air, comme l'on abaisse un pavillon.
Mais lorsqu'on le hissera de nouveau, parole de montagnols, ça va donner !

 

Peyr

La Neige

La neige !

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Allo ?  Oui, bonjour...

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- De la quoi ? De la neige ? Eeuuhhhh, ben oui, un peu, un petit peu, enfin un bon peu, quoi ...

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- ...

-Combien ? Ben heu, un mètre vingt sur le parking, et sur le reste de la piste aussi, en résumé ...

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- ...

- Pour faire un bonhomme ? Ah ben oui, il doit y en avoir assez. Faut que je vérifie.

-...

- Des boules ? Ah oui, là on peut en faire un stock. Enfin, je vous conseille quand même d’attendre que ce soit déblayé pour atterrir.

 

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-...

- Ben oui, la nouvelle déneigeuse est en cours d’essais sur le terrain. ça devrait le faire, comme disent les gens instruits. Enfin ça devrait aller plus vite que si on souffle avec l’hélice de l’ULM...

 

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-...

- Ah oui, là, ça va certainement durer un moment. La neige, elle est là jusqu’en mars, c’est sûr. Passez nous un coup de fil pour vérifier que l’altiport est praticable, parce qu’autour, c’est grandiose !

 

 

 

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- ...

Allez d’accord, bons vols, à un de ces jours !

 

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Peyragudes Air Club 2017

Editorial du 24 Décembre 2016

 

   

 

Voilà bientôt dix ans que le Peyragudes Air Club s'attache à défendre et promouvoir l' Altiport de Peyresourde,

unique altiport en dur de la chaîne pyrénéenne.

Vous appréciez sûrement l'existence et l'état de cette plate-forme.

Vous vous doutez bien qu'un important travail bénévole est

là-derrière.Votre cotisation au Peyragudes Air Club vous permet non seulement de pouvoir voler sur notre DR 300,

mais elle marque votre engagement à nos côtés dans la défense de notre Altiport.

Bienvenue au Peyragudes Air Club.

 

Joyeux Noël à tous.

Le Secrétaire Général        

Jacques Darolles

Petite fable pyrénéenne…

        Petite fable pyrénéenne…

 

Il était une fois, un isard qui aimait vivre dans ses montagnes. Celles-ci, il les connaissait par cœur. Vivant seul et un peu renfermé, sa passion et son expertise du relief étaient telles que souvent ses copains isards lui demandaient avis et conseils. Les moutons de la plaine au pied moins agile étaient émerveillés par ses bonds de rocher en rocher. Son activité se partageait entre des balades, où pour son plaisir il aimait surprendre dés le point du jour marmottes ou gypaètes, et l’étude pendant la journée d’autres peuples, d’autres coutumes, d’autres langages qu’il transmettait à des plus jeunes.

Sa plume était alerte et, sur la demande de ses amis isards, il s’avisa enfin de consigner dans un manuel toutes ses connaissances de la montagne afin de les partager avec eux et avec d’autres, plus ou moins moutons. Ce manuel, comme ceux écrits par des congénères un peu plus gros mais tout aussi agiles, à propos d’autres montagnes et dans d’autres régions, fit référence dans la nôtre.

De temps en temps, il amenait plusieurs copains (isards et moutons) sous d’autres cieux, dans d’autres vallées et d’autres plaines. Parfois le voyage était difficile et ils étaient ravis de pouvoir ainsi bénéficier de son expérience quoique parfois ils en fussent de leur débours. Mais ne dit on pas que lorsqu’on aime, on ne compte pas ?

Il avait fondé au pied des Pyrénées une sorte de club d’isards, qui en échange de quelques pâturins pouvaient profiter de ses sabots ailés pour rejoindre les aires d’observation en altitude…

 

Un jour, lors d’un périple loin de ses terres, notre isard, dont la solitude pesait décidément bien lourd, rencontra une brebis, quelque peu égarée avec un agneau bien tendre mais dont les bonds trop courts ne satisfaisaient plus ses rêves de brebis ailée.

Qu’arriva-t-il alors, sous les yeux des indigènes effarés ? La brebis bêla fort et l’isard fondit comme un aigle sur sa proie ; enfin…l’on ne sut jamais des deux qui bêla, qui fut proie….Mais à la fin l’agneau s’éclipsa...

La brebis bêla plus fort, les indigènes ne comprirent pas…mais grande fut leur ire devant tant de bazar.

Pour calmer les esprits notre isard la ramena chez lui dans ses montagnes et lui en fit découvrir chemins et aires de pâtures. Elle y prit goût et y demeura.

 

Leur avenir lorsqu’il se scella, d’émotion ne fit pas pleurer les chaumières

Les copains isards d’antan depuis longtemps lui montraient leur derrière.

D’elle et de ses bêlements, les sommets d’ici et d’ailleurs ne résonnaient plus guère.

 

Au hasard de promenades en des lieux escarpés ou plus plats, vous les pourrez entrevoir tous deux, enlacés mais bien seuls…

Vous aurez envie de leur dire : « approchez, venez boire avec nous, ne restez pas muets, ici on est dans les Pyrénées ! »

Mais l’isard de jadis est devenu mouton, peut-être était-ce là son fantasme caché…

Une histoire de sorcier

Je l’ai croisé par hasard un jour où je courais dans la montagne, à la recherche de je ne sais quelle fortune. C’était, vous savez, un de ces jours de printemps où le vent fait onduler les premières prairies, alors que les versants nord sont encore en hiver. Un de ces jours où la montagne s’éveille, avec les parfums, les bruits, les maléfices et les mirages.

 

Il allait devant lui à la recherche de quelque chose. Je sus très vite que c’était un sorcier. Un de ces personnages mi homme-mi légende, qui connaît plein de secrets et de tours de main. Il y en a beaucoup dans les montagnes, il paraît. Je restai à l’écart, tentant d’observer prudemment le sortilège en préparation.


Le sorcier se baissa pour ramasser une herbe.
Pas n’importe laquelle. Une herbe magique, sans doute, ou au moins porteuse de vertus inconnues du commun des mortels. En tout cas une herbe solide et pleine d’énergie, puisque déjà vivante alors que, je l’ai dit, la saison n’était pas encore bien faite.

 

J’observai le sorcier , visiblement satisfait de sa récolte. Il allait sûrement chercher d’autres plantes ou ingrédients, une pierre de lune, un bout d’ombre de cumulus, ou un cheveu de Marie Pascale. Et bien non. Le brin d’herbe semblait lui suffire, et le sorcier repartit prestement sur ses pas.
De taillis en fourré, me dissimulant parmi les genêts en fleurs, je suivis le sorcier sur à peine un jet de pierre, même pas une encâblure,  jusque sur un promontoire où il rejoignit avec autorité ceux qui à l’évidence étaient des disciples.

Je mis du temps à m’approcher du lieu des incantations sans être repéré.

Que faisait le sorcier avec le brin d’herbe magique ?  Je n’en revins pas.

Il recollait l’aile d’un avion. Si si, un avion, un vrai, mais si !

Bon, pas un gros à réaction qui emporte cent passagers. Non, un petit, en bois, comme on voit dans nos montagnes parmi les vautours et les abeilles.

Le sorcier dessinait des signes sur l’aile de l’avion avec l’herbe magique. Et dix minutes après, l’avion fut guéri. J’étais ébahi.

J’en parlai quelques jours plus tard à Alphonse, qui en causa à Théodule, dont l’oncle Evariste connaît un pilote.

Et la réponse me revint quelque temps plus tard, au moment où les châtaigners embaumaient : Oui, c’est vrai, les avions sont entourés de sorciers, que l’on appelle les mécaniciens. Ils connaissent plein de secrets et de tours de main, inaccessibles au commun des mortels. Ils répandent assez de fluide et de magnétisme pour que des assemblages de tôles et de bois se mettent à voler comme les oiseaux.

Des sorciers sacrément forts, en somme.  Il faudrait qu’on en ait des comme ça partout.  Je vais en parler à mon hibou.